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Chroniques VERTES
Aménagement écologique des sentiers de vélo de montagne
Les végétaux jouent un rôle primordial dans l’équilibre des écosystèmes. En effet, les plantes remplissent maintes fonctions. Les racines ancrées dans le substrat stabilisent le sol et permettent, par l’absorption de l’eau, de ralentir ou de totalement freiner l’écoulement de cette eau. Malheureusement, certaines activités humaines ont des impacts négatifs sur l’environnement. Un des effets croissants observé de l’urbanisation est la fluctuation accélérée des niveaux d’eau dans les plans d’eau lors de précipitation, engendrant ainsi sécheresses ou inondations. Voici un hydrogramme qui démontre bien cette situation (Référence : Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables, Ministère du développement durable, de l’environnement et des parcs du Québec) :

Le remplacement des milieux tampons par du béton et de l’asphalte ainsi que le drainage abusif des chemins entraînent une accélération de la vitesse d’entrée d’eau vers les cours d’eau. Par le fait même, le déboisement massif de nouveaux développements, tel que résidentiels ou commerciaux, provoque l’érosion des sols, ce qui engendre contamination et appauvrissement des plans d’eau. La construction de sentier de vélo de montagne dans une forêt peut aussi, à plus petite échelle, créer des chemins préférentiels qui entraînement l’érosion de milieux autrefois stables. Mais, n’ayez crainte, il existe une multitude de méthodes pour minimiser l’impact des cyclistes sur l’environnement. La première chose importante à soulever est l’objectif des cyclistes de montagnes, le plaisir de rouler dans le bois ! Il est donc facile de combiner protection de l’environnement, développement durable et aménagement de sentiers de vélo de montagne. Les points importants à noter lors de la construction d’un sentier de vélo de montagne sont :
- Éviter l’aménagement de sentiers droits, surtout lorsque le dénivelé est important, pour éviter l’augmentation de la vitesse de l’écoulement des eaux de pluie vers le bas de pente, et par le fait même, créer de l’érosion.
- Éviter les milieux fragiles tels que les milieux humides et cours d’eau (marais, tourbières, lac, ruisseau, etc.), facilement identifiables par la végétation qui s’y retrouve (ex : quenouilles, mélèze, thuya occidental, etc), les espèces animales (grenouilles, poissons, etc.), l’accumulation d’eau stagnante, la présence d’un lit de roches polies par l’eau… Ces zones sont très importantes car elles ont une capacité de rétention incroyable de l’eau. Il faut donc les protéger plutôt que les drainer.
- Ne jamais détourner un cours d’eau. La Loi sur la qualité de l’environnement interdit les travaux dans un cours sans certificat d’autorisation. Mais outre le côté légal, l’eau tend toujours à retourner dans son lit d’origine, les travaux d’aménagement seront donc à refaire à chaque année. Il est préférable d’installer un ponceau pour laisser une libre circulation de l’eau.
- Éviter d’élargir inutilement les sentiers. Plus la zone est dévégétalisée sur une grande surface, moins il y a de la rétention d’eau.
- Éviter les ramifications de sentiers inutiles de façon à empêcher les chemins préférentiels non contrôlés.
À faire :
- Stabiliser les sentiers et/ou le milieu si nécessaire. L’enrochement, les barrières à sédiments, la poussière de roche, l’entretient des sentiers, l’installation de ponceaux sont toutes de bonnes techniques utilisées par le club.
- Sensibiliser et informer les gens car tout commence par la communication !

Marie-Eve Lahaie, technicienne en protection de l'environnement Membre du CCS/Dalbix
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